Commentaires de Guillaume L

12 ascensions

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Carte des cols gravis


Liste des sommets franchis

Nom Altitude Massif Détails
Cime de la Bonette 2802 m Mercantour
Passo di Gavia 2621 m Massif de l'Ortles
Passo del Bernina 2328 m Bernina
Col de la Cayolle 2326 m Mercantour
Col d'Allos 2247 m Pelat
Cormet de Roselend 1968 m Beaufortain
Passo del Mortirolo 1852 m Massif de l'Ortles
Station de Luz Ardiden 1720 m Pyrénées centrales
Barrage des Gloriettes 1667 m Pyrénées centrales
Station de Pra Loup 1630 m Trois-Evêchés
Pico Gorramakil 1090 m Pyrénées ouest
Col d'Artesiaga 999 m Pyrénées ouest

01:55:00Cime de la Bonette depuis Jausiers (2802m)

Une montée vraiment belle, même si elle est moins médiatique que l'Iseran et le Galibier qu'elle dépasse pourtant en altitude

Les 5-6 premiers kilomètres après Jausiers sont relativement roulants (6-7%) au milieu des champs et des chalets

Ensuite jusqu'au km 12, les habitations se font plus rares, le pourcentage monte un peu (7-8%)
Cette partie est vraiment sympa, on roule au dessus d'un torrent dans un décor plus minéral, avec plusieurs cascades

Après un km plus facile, alors qu'on vient de dépasser les 2000 mètres et que les effets de l'altitude commencent à se faire sentir, on attaque le passage le plus difficile au km 14, à peu près 12% à la Cabane Noire

La route devient beaucoup plus tortueuse, la végétation a pratiquement disparu, et on grimpe pendant 5 kms entre 7 et 9%
On passe près d'un petit lac, le lac des Essaupres, et on commence aussi à rencontrer de plus en plus de bâtiments militaires abandonnés
Cette partie est agréable car on voit très bien les lacets au dessus et en dessous de l'endroit où on se trouve, c'est toujours motivant, surtout que ça fait bientôt 20 kilomètres qu'on a attaqué l'ascension

Ensuite, le profil s'adoucit progressivement (5-6%), la route devient plus rectiligne en corniche, avec même un kilomètre pratiquement plat
Quand je suis passé là, fin juin 2007, il y avait encore des murs de neige sur la gauche

Après avoir franchi le Col de la Bonette au km 23 (2715 m), il reste encore un mur d'1 kilomètre à plus de 10% pour atteindre le sommet

En résumé, une très belle ascension, longue (24 kilomètres), avec un pourcentage moyen raisonnable (mais irrégulier, attention quand même), dans un décor minéral superbe

A faire sans faute pour ceux qui ne la connaissent pas

01:27:00Passo di Gavia depuis Ponte di Legno (2621m)

Monté en août 2011 dans la foulée du Mortirolo

Les 5 premiers kms jusqu'à Sant'Apollonia sont relativement "cool" (entre 5 et 7%), le long d'un torrent, avec juste un petit verrou de 2 lacets au milieu

Ensuite les épingles s'enchainent pour entrer dans la forêt, la route se rétrécit (à certains endroits il y a à peine la place pour croiser les voitures qui descendent), et la pente se durcit fortement (9,5% de moyenne pendant 4 kms avec un passage à 14%)

A la sortie de la forêt quelques derniers lacets aboutissent à un magnifique passage de 3 kms en corniche (la vue à gauche est superbe, mais attention à la descente, la route est toujours très étroite et le ravin n'est pas loin)

A 3 kms du sommet on arrive sur le fameux tunnel
Autrefois le chemin qui le contourne sur la gauche était praticable, mais aujourd'hui à moins d'avoir un VTT c'est pas la peine
J'ai regretté de ne pas avoir d'éclairage car ce tunnel de 800m à 10% n'est pas éclairé (juste quelques petites lucioles rouges sur le côté), et comme il est en forme de S, à part sur les derniers 150m où on voit la sortie, on ne voit absolument rien
Un grand moment de solitude ... Je ne savais même plus si j'étais près du mur ou au milieu de la route, et de peur de voir déboucher une voiture ou une moto, je l'ai monté quasiment au sprint (800m à 10% à fond quand on est déja bien entamé c'est très long)

A la sortie du tunnel, il ne reste que 2 kms à 9%, on passe près d'un petit lac, le Lago Nero, et on enchaine sur les derniers lacets de la montée
Sur le dernier km, à cause de mon effort dans le tunel, j'ai eu des crampes et j'ai été obligé de fortement ralentir pour ne pas être obligé de mettre pied à terre
Heureusement il y a un bar-restaurant au sommet où j'ai pu reprendre des forces

En résumé une des montées mythiques du Giro, superbe et difficile, à faire au moins une fois (attention il peut être encore enneigé au mois de juin, choisissez plutôt les mois d'été pour être tranquilles)

02:30:00Passo del Bernina depuis Poschiavo (2328m)

Monté depuis Tirano le 10/08/2011
Cette montée très longue (33,5 km) se décompose en 3 parties
Après 1 km de faux plat pour sortir de Tirano, on a 5-6 km pas faciles entre 6 et 8 % pour traverser les petits villages de Campocologno, Campascio et Brusio, décor sans grand intérêt à part celui de croiser le joli petit train rouge de la Bernina (jetez un oeil sur la droite au viaduc hélicoïdal de Brusio)
Ensuite, 2ème partie plate entre Miralago et Poschiavo, c'est déja plus sympa, on longe le joli lac aux eaux bleu-vert de Poschiavo
Entre Tirano et Poschiavo, faites attention aux quelques croisements avec les rails de la ligne de chemin de fer, d'autant plus qu'il y a aussi beaucoup de circulation automobile
Après Poschiavo, 3 kms à 4-5 % jusqu'à San Carlo où on passe sous un porche avant d'attaquer les 15 derniers km (eh oui c'est très long) les plus durs
On monte pendant 12 kms sur un pourcentage très régulier de 8-8,5 % sur une route assez rectiligne dans un premier temps avec l'abri de falaises sur la droite, et un magnifique paysage sur la gauche avec des vues sur les glaciers et sur la vallée. Après la traversée de 2 ruisseaux, la route devient plus sinueuse et plus forestière (petit replat sur le plateau du lieu dit La Rösa à 6 km du sommet dans un très joli décor d'estives)
Les 3 derniers km après la bifurcation de Livigno sont toujours réguliers entre 7,5 et 9 %, on est au dessus de 2000 m et ça se sent dans les cuisses et au niveau de la température. La route beaucoup moins fréquentée sur le haut décrit plusieurs larges lacets sur un revêtement parfait et dans un cadre beaucoup plus montagnard et magnifique
Après le panneau du col proprement dit, n'hésitez pas à descendre quelques dizaines de mètres de l'autre côté pour la vue sur le Lago Bianco et le glacier en face
En résumé, un col beaucoup plus sympa que je pensais au départ, n'hésitez pas malgré l'inconvénient des nombreuses motos et des cars qui vous doublent parfois en vous rasant de très près

01:32:00Col de la Cayolle depuis Barcelonnette (2326m)

Effectué tranquillement le matin d'une longue journée à 3 cols, ce qui m'a permis de profiter un maximum du paysage, avec d'abord la traversée des Gorges du Bachelard
Les 16 kms jusqu'au hameau de Bayasse sont assez roulants, les 9 derniers kms sont un peu plus durs (6%) dans un paysage de haute montagne superbe où l'eau et la roche sont omniprésents
En résumé un col magnifique qui est plus difficile par sa longueur (plus de 25 kms) que par son pourcentage

01:15:00Col d'Allos depuis Barcelonnette (2247m)

6 kms de montée en corniche avec de superbes vues sur les gorges du Bachelard et la montée du col de la Cayolle, avec des pourcentages variant de 6 à 9%
Puis après le lacet des Agneliers, la route bifurque vers l'Ouest jusqu'au hameau des Agneliers, 3 kms moins pentus qui permettent de récupérer ou de remettre du braquet
Une fois passé le fond de vallée, les 9 derniers kms sont de nouveau un peu plus difficiles (6,5% de moyenne) d'abord en forêt puis dans les alpages traversés par de nombreux petits ruisseaux

01:15:00Cormet de Roselend depuis Beaufort (1968m)

Montée effectuée cet été par temps de brouillard
Les 12 premiers kms sont à 7-8 % en moyenne, principalement en forêt ce qui doit être agréable par temps chaud, avec quelques replats pour récupérer
Après le lac, les pourcentages sont plus faibles (entre 6 et 7 %) dans un décor très rocailleux dont je n'ai pas pu profiter à cause du brouillard
La descente, entre le Col de Méraillet et Beaufort, est très rapide et permet d'atteindre des vitesses assez importantes

01:18:00Passo del Mortirolo depuis Mazzo (1852m)

Grimpé le 4 aout 2011
Je ne l'ai pas trouvé aussi difficile que ce que je pensais, peut-etre parce que je l'ai abordé un peu en dedans sans chercher a faire un chrono
On est quand meme debout sur les pédales presque en permanence dans les 6 km de la partie centrale, mais meme la il y a quand meme quelques "replats" qui permettent de récupérer
C'est quand meme dur mais sympa de penser en roulant a tous les exploits de légende qui se sont joués ici

00:00:00Station de Luz Ardiden depuis Viscos (1720m)

Je suis monté par là début juillet pour la première fois
Montée très sympa à flanc de montagne, avec de belles vues sur la vallée sur la première partie, plus sauvage ensuite (on se croirait presque dans un col du Sud des Alpes) et très tranquille (une seule voiture rencontrée sur la montée)
Le pied est dur jusqu'à l'embranchement de Viscos, ensuite c'est très roulant (on redescend même un peu juste avant de retrouver la route traditionnelle de Luz-Ardiden)
Revêtement assez moyen, il vaut mieux éviter de descendre par là

00:42:00Barrage des Gloriettes depuis Gèdre (1667m)

Les premiers kilomètres de la montée sont communs avec la montée de Troumouse
Quelques lacets assez roulants qui serpentent entre les fermes et les châlets, puis on arrive sur une route assez rectiligne qui s'enfonce entre les montagnes, dans la vallée du Gave de Héas
Décor superbe, très rocailleux, ne pas trop se fier au profil, il y a de nombreuses ruptures de pente, notamment un petit passage vraiment raide après un petit pont sur le gave

Après 5 ou 6 kilomètres, on laisse en face la route de Troumouse, et on tourne à droite pour retraverser la rivière et attaquer la partie la plus difficile
Une petite route étroite qui "escalade" la montagne (le mot n'est pas trop fort) sur un peu plus de 2 kms et plusieurs lacets, on est très rarement en dessous des 10%
Les vues sur la vallée en dessous et la route qu'on vient d'emprunter sont vertigineuses, toujours dans un décor très minéral

Arrivé en haut, poser le vélo et monter sur le barrage pour bénéficier de la vue du Lac des Gloriettes encerclé de montagnes (attention à ne pas glisser avec les cales sur la petite rampe d'accès)

00:21:00Station de Pra Loup depuis Uvernet-Fours (D908 / D109) (1630m)

Depuis la bifurcation vers le Col d'Allos, soit à peu près 5 kms à 8,2%
Une montée courte et pas très agréable, avec de longs passages à 10% dans la partie jusqu'à l'entrée de la station
La traversée de la station parait interminable (presque 2 kms), surtout que j'avais déja monté la Cayolle et Allos dans la journée

00:00:00Pico Gorramakil depuis Dancharia (1090m)

Montée effectuée en mars 2008 par une superbe journée de février comme le Pays Basque nous en offre souvent (cuissard et maillot manches courtes)
Je la recommande à ceux qui aiment les cols sauvages, sans circulation automobile
Les 10 premiers kms jusqu'au Puerto de Otxondo sont sans grand intérêt, très roulants (5-6% de moyenne) sur un revêtement excellent et assez ombragés
Au Puerto de Otxondo, on tourne à gauche et le paysage change radicalement. On est à moins de 1000 m d'altitude, mais on se croirait en haute montagne. Plus d'arbres pour masquer la vue, une petite route principalement en corniche avec de superbes vues sur le Pays Basque espagnol, pas une voiture pour troubler votre montée
Le revêtement est d'assez mauvaise qualité, mais largement praticable avec un vélo de route (attention quand même dans la descente)
Les 7 kms qui suivent le Puerto de Otxondo sont faciles (3 à 5%, avec même 2 petites descentes)
Les 5 derniers kms sont beaucoup plus durs, 8-9% avec un revêtement qui se dégrade de plus en plus. Sur cette dernière partie, on voit régulièrement le sommet et son antenne relais, et les seuls témoins de votre effort sont les rapaces qui semblent guetter votre défaillance

00:52:00Col d'Artesiaga depuis Irurita (999m)

Artesiaga, c'est le type de petit col peu fréquenté parfait pour ceux qui veulent s'initier à la grimpée, ou en début de saison quand la forme est encore moyenne

Une quinzaine de kilomètres, les 3 premiers en faut plat dans la vallée, puis ça monte plus nettement, jamais très facile (mini 4%) mais jamais très dur non plus (maxi 8-9% 1 ou 2 kms avant le sommet

Alternance de passages ombragés agréables par forte châleur, et de passages plus dégagés permettant d'admirer les petits sommets verdoyants environnants (ici c'est le Pays Basque, une des régions les plus humides de France et d'Espagne, même quand il fait beau tout est toujours très vert)

On ne monte pas très haut, un peu plus de 900 mètres d'altitude, et ce type de col peut souvent se monter en tenue d'été assez tôt dans la saison (en ce qui me concerne c'était en février, le Pays Basque est aussi très doux l'hiver)